Publiée le 29 mai 2026
Didier Cocheteau raconte 100 ans de golf à La Baule
1926-2026 : il y a 100 ans, le premier golf de La Baule (en réalité au Pouliguen et Batz-sur-Mer) accueillait ses premiers sportifs. Puis en 1976, un autre le golf Barrière de La Baule, prend le relais. C’était il y a 50 ans. Ce sont ces deux histoires que Didier Cocheteau, un ex-cadre bancaire, raconte dans son livre 100 ans de golf sur les golfs de La Baule.
« Son objectif était de créer un resort »
Tout commence dans les années 20. À l’époque, François André est à la tête de la station bauloise. En 1923, il entreprend la construction de l’hôtel Hermitage (1926), après avoir acquis le Royal... Après le casino, l’homme d’affaires veut aller plus loin et imagine un golf. De son côté, Pornichet porte un projet similaire.
« Son objectif était de créer ce que l’on appelle aujourd’hui, un resort. Avec autour des hôtels de luxe, des activités comme le tennis. Il manquait un golf. Mais François André ne trouvait pas de terrain à La Baule », souligne Didier Cocheteau.
Au Pouliguen et à Batz
C’est donc vers Le Pouliguen et Batz-sur-Mer que les regards se tournent. 15 hectares sont achetés dans la première et 24,5 hectares dans la seconde, non loin de la Govelle. Le club-house sera construit dans le quartier de Cramphore. Le vaste bâtiment de style breton est aujourd’hui devenu une résidence de vacances, « ce sont les seules traces restant du premier golf de La Baule »…
Et l’auteur de se rappeler que son père, alors enfant dans les années 20, a arpenté ce golf sans le savoir, pour aller à la plage de la Govelle.
Ce golf qui allait faire les grandes heures de ce sport chez les gens aisés fréquentant la station bauloise jusque dans les années 70.
Entre-temps, la Seconde Guerre mondiale a mis un frein à l’activité, le terrain est réquisitionné par les troupes allemandes et devient un champ de tir bordé de blockhaus.
Un nouveau golf né il y a 50 ans
En 1950, il ouvre à une clientèle aisée nantaise entre autres avant de refermer en 1977, faute de rentabilité suffisante, « l’arrosage avec de l’eau de ville, ça coûte cher ». Et le site ne pouvait accueillir de compétitions internationales...
C’est ce qui permettra à partir de 1976, le golf situé à Saint-André-des-Eaux, sous le nom de Golf de Saint-Denac, puis Golf international Barrière de La Baule.
« Dans les années 70 la pratique décolle et est facteur de tourisme ». On doit ce projet à Lucien Barrière qui a succédé à son oncle François André, décédé en 1962. Il fait appel à deux grands architectes britanniques mondialement connus.
Et de 18 trous, le golf va passer par étapes successives, avec des parcours vers La Baule et vers Guérande à un 45 trous, « il y en a quatre en France ». Près de l’hôtel du Saint-Denac (aujourd’hui résidence privée), de petites maisons de villégiature financeront ces extensions.
Témoignages, archives et photos
« En 1978, il accueille son premier open de France. Au fil des années, il a fait venir des célébrités sportives comme Billie Casper ou Sebastiano Ballesteros et des stars comme Sean Connery… », raconte Didier Cocheteau.
Au fil des 150 pages d’un livre de belle facture, Didier a réuni en trois ans, archives, coupures de presse et photos d’époque, grâce à l’aide de Jacques Lebreton, golfeur et architecte des extensions du golf actuel et de Sylvie Chastel, fille de Jacques Fauquet-Lemaître, ancien directeur du golf du Pouliguen.
Vente directe : didier.cocheteau.conseil@gmail.com